LA MÔME PIAF
De nombreuses parties de la vie d'Édith Piaf sont
abordées, telles que son enfance, sa gloire, ses amis, ses coups de gueule, ses
joies et ses peines, ses succès et les drames de sa vie, sa disparition, etc.
Le film suit une structure narrative non linéaire
rapportant les événements clefs de la vie d’Édith Piaf. On comprend petit à
petit que c'est une série de souvenirs qu’Édith a eu peu avant de mourir.
Tout commence avec Édith, âgée de quelques années en
1918, en pleurs dans une rue de Paris après que d'autres enfants se soient
moqués d'elle. Quelques mètres plus loin, sa mère chante pour essayer de gagner
sa vie. Cette dernière écrit à son mari, Louis Gassion, envoyé sur le front,
qu'elle va partir poursuivre sa carrière en laissant Édith à sa grand-mère
maternelle. Louis Gassion, alors qu'il rentre à Paris, trouve Édith très malade
faute de soins; il la confie donc à sa propre mère, gérante d'une maison close
en Normandie, avant de disparaitre. Une des prostituée, Titine (Emmanuelle
Seigner), prend la petite Édith sous son aile et s'en occupe comme si elle
était sa fille. À cette époque, Édith perd momentanément la vue à cause d'une
kératite, qui est guérie suite aux prières adressées à sainte Thérèse de
Lisieux.
Après plusieurs années d'absence, son père vient la
chercher et l'emmène de force pour l'aider dans le cirque où il est lui-même
acrobate. Un soir, Édith voit dans les flammes d'un cracheur de feu une
apparition de sainte Thérèse, qui lui promet de toujours lui apporter son aide.
Cet évènement est à l'origine des prières qu’Édith adressera jusqu'à la fin de
sa vie à la sainte. Seulement peu de temps après, le père d’Édith quitte le
cirque après une dispute. Il décide de poursuivre sa carrière de
contorsionniste seul avec sa fille à Paris. Lors d'une représentation, un
passant demande à voir l'acrobatie de la petite. Poussée par son père, Édith
chante alors La Marseillaise, captivant l'audience avec sa voix.
Plusieurs années après, Édith chante toujours dans les
rues de Montmartre pour gagner sa vie, à présent accompagnée de son amie Momone
(et souvent de bouteilles d'alcool). C'est ainsi qu'elle est approchée par
Louis Leplée (Gérard Depardieu), qui lui propose de l'engager pour chanter dans
son cabaret. C'est aussi lui qui est à l'origine de son surnom: la Môme Piaf.
Mais bientôt Leplée est retrouvé mort, et Édith est suspectée à cause de ses
mauvaises fréquentations. Dès lors, elle est huée par la foule lors de ses
représentations. Tout devient encore plus difficile pour la jeune artiste quand
son amie Momone est emmenée de force dans un établissement de jeunes filles sur
ordre de sa mère. Seule, Édith contacte Raymond Asso, un compositeur qui lui
avait proposé ses services auparavant. Ce dernier lui fait travailler sa
technique vocale (notamment l'articulation), mais lui enseigne aussi à placer
ses mains lorsqu’elle chante.
À New York, Édith rencontre Marcel Cerdan, un boxeur
français dont elle s'éprend rapidement, bien qu'il soit marié. Elle le persuade
de revenir la voir à New York, ce qu'il fait. Alors qu'elle pense prendre le petit
déjeuner à ses cotés, elle remarque les visages affolés de son entourage, et
finit par comprendre que l'avion de Marcel s'est écrasé.
Le film alterne alors les derniers moments de sa vie et
ses souvenirs. Un de ces souvenirs la montre batailler pour continuer à chanter
alors que son corps est trop fatigué. On la voit aussi prendre de la drogue en
compagnie d'un jeune amant. Son mari, Jacques Pills, la persuade alors de faire
soigner son addiction. Elle redevient alors le centre d'attention des fêtes en
faisant toujours rire son entourage, même lorsqu'elle a un accident de voiture
et fonce dans un arbre. Cette scène résume tous ses efforts pour amuser les
autres malgré les difficultés qu'elle endure.
Des années plus tard, un nouveau compositeur lui présente
Non, je ne regrette rien, ce qui décide Édith à chanter à l'Olympia malgré les
conseils de ses proches qui s'inquiètent de sa santé. Cette dernière
performance, pendant laquelle elle s'évanouit, semble la hanter. À l'âge de 47
ans, Édith, malade et fatiguée, est portée dans son lit. Elle a peur et dit
qu'elle ne parvient pas à se souvenir de tout, que seuls quelques fragments de
sa vie lui reviennent. Sa mort n'est pas montrée à l'écran, et le film se
termine par la performance de la chanteuse à l'Olympia, interprétant Non, je ne
regrette rien.
Trailer (en français) :




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