LE FABULEUX
DESTIN D’AMÉLIE POULAIN
Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain est un film français réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti en 2001. Il s’agit d’une comédie romantique écrite par Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant avec Audrey Tautou dans le rôle titre.
Le film est une représentation originale et parfois
idéalisée de la vie contemporaine à Paris dans le quartier de Montmartre. Il
s'agit d'un des plus gros succès mondiaux pour un film français.
Résumé
Conçue le 3 septembre 1973, à 18 h 28 min 32 s, de la
fécondation d'un ovocyte de Mme Amandine Poulain, née Fouet, par un
spermatozoïde de M. Raphaël Poulain, Amélie Poulain est une petite fille qui
passe son enfance à Enghien-les-Bains. Elle grandit isolée des autres enfants
car son taciturne docteur de père lui diagnostique à tort une maladie cardiaque
: son père ne la touchait jamais en dehors des examens médicaux, d’où
l’emballement de son pouls lorsqu’il le mesurait. Sa mère, tout aussi névrosée
que son père est inhibé, meurt alors qu’Amélie est encore jeune, heurtée
accidentellement par une touriste québécoise qui avait résolu de se suicider en
se jetant du haut de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son père se renferme
alors davantage et dévoue sa vie à la construction maniaque d’un mausolée
consacré à sa défunte épouse. Livrée à elle-même, Amélie développe une imagination
étonnamment riche.
Devenue une jeune femme, Amélie est serveuse dans un
petit café de Montmartre, le Café des 2 Moulins, tenu par une ancienne artiste
de cirque et occupé par des employés et des clients hauts en couleurs. À 23
ans, Amélie mène une vie simple ; ayant abandonné toute relation sentimentale
après des tentatives ratées, elle prend goût à des plaisirs simples comme faire
craquer la crème brûlée avec une cuillère, faire des ricochets sur le canal
Saint-Martin, mettre sa main dans un sac de grains, essayer de deviner combien
de couples parisiens ont un orgasme à chaque instant (« Quinze ! »,
chuchote-t-elle à la caméra) et laisse libre cours à son imagination.
Sa vie bascule la nuit de la mort de la princesse Diana,
le 31 août 1997. Dans un enchaînement de circonstances suivant le choc de
l’annonce, elle découvre derrière une plinthe descellée de sa salle de bain une
vieille boîte métallique de bergamotes de Nancy remplie de souvenirs cachés par
un garçon qui vivait dans son appartement 40 ans avant elle. Fascinée par sa
découverte, elle se met à la recherche de la personne maintenant adulte qui
avait placé la boîte afin de la lui rendre, tout en établissant un marché avec
elle-même : si elle le retrouve et le rend heureux, elle consacrera sa vie à
aider les autres, sinon, tant pis.
Après quelques erreurs et un minutieux travail de
détective (aidée par le reclus Raymond Dufayel, un peintre surnommé l’« homme
de verre » à cause d’une ostéogenèse imparfaite), elle met la main sur
l’identité de l’ancien occupant des lieux, place la boîte dans une cabine
téléphonique et fait sonner le téléphone pour attirer cet homme alors qu’il
passe à proximité. Lorsqu’il ouvre la boîte, il subit une révélation. Tous ses
souvenirs oubliés d’enfance lui reviennent soudain à la mémoire. Elle le suit
de loin jusque dans un bar et l’observe sans se découvrir. En voyant les effets
positifs sur lui, elle décide de répandre le bien dans la vie des autres.
Amélie devient alors une sorte d’entremetteuse secrète ange gardienne. Elle
persuade son père de poursuivre son rêve de faire le tour du monde (avec l’aide
d’un nain de jardin et d’une amie hôtesse de l’air). Elle met également son
grain de sel dans la vie des gens qu’elle côtoie au travail, d'ailleurs elle
s’arrange pour que deux d’entre eux tombent amoureux : Georgette,
l'hypocondriaque, et Joseph, un homme particulièrement jaloux. Elle rédige
aussi un faux courrier à l'intention de sa concierge terriblement dépressive
depuis la mort de son mari, courrier prétendument écrit par le mari, et qui
aurait été égaré il y a trente ans par la Poste ; tandis qu'elle venge Lucien
des vexations continuelles que lui fait subir son patron M. Colignon.
Mais alors qu’elle s’occupe des autres, personne ne
s’occupe d’elle. En aidant les autres à obtenir leur bonheur, elle se met face
à sa propre vie solitaire, s'identifiant à mère Teresa, et ses relations
chaotiques avec Nino Quincampoix, qui était, enfant, le souffre-douleur de ses
camarades d'école, et maintenant un jeune employé de sex-shop décalé qui
collectionne les photos d’identité jetées sous les cabines Photomaton et dont
elle est tombée amoureuse, ne sont pas pour arranger les choses. Bien qu’elle
l’intrigue avec diverses méthodes détournées pour le séduire (dont notamment une
sorte de chasse au trésor pour récupérer un de ses albums photos perdu), elle
reste terriblement timide et se sent systématiquement incapable de l’approcher.
Elle doit recevoir les conseils de Raymond pour comprendre que l’on peut
poursuivre son bonheur tout en s’assurant de celui de ses amis et voisins.
Trailer (legendado em português):




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