LÉON
Léon, également intitulé Le Professionnel au Québec, est un
film français réalisé par Luc Besson, sorti en 1994, avec Jean Reno et Gary
Oldman. C'est le sixième long métrage réalisé par Besson, après Le Dernier
Combat (1983) ou encore Le Grand Bleu (1988). Il s'agit, en quelque sorte,
d'une suite à Nikita (1990), le précédent film de Besson : Reno y interprétait
un personnage similaire à celui de Léon, nommé Victor. Besson considère que
Léon est un « cousin américain de Victor », en « plus humain ». Ce film marque
également la première apparition à l'écran de Natalie Portman, alors âgée de
treize ans.
(Natalie Portman a 13 ans dans "Léon")
Léon retrace la vie d'un tueur à gages du même nom vivant
en solitaire à New York. Ce dernier héberge une voisine de palier, fillette de
douze ans dont la famille a été assassinée car le père avait volé de la
cocaïne. Pour venger son petit frère, Mathilda demande à Léon de lui apprendre
son « métier ». Le film reçoit un très bon accueil du public, aussi bien aux
États-Unis qu'en France. Du côté des critiques professionnelles, l'accueil est
plus mitigé mais toujours globalement positif. Léon est un succès populaire
puisqu'il attire en France un total de près de 3 500 000 spectateurs lors de
son exploitation en salle et aux États-Unis, le film rapporte finalement 19 250
000 $. Par ailleurs, il a été nommé à sept reprises aux Césars (dont celui du
meilleur réalisateur et du meilleur film).
(Direction d'acteur de Luc Besson avec Natalie Portman et Jean Reno)
Genèse du film
L'idée de Léon provient en partie d'un précédent film de
Luc Besson, Nikita (1990), dans lequel Jean Reno joue un personnage similaire
nommé Victor. Pour Besson, le personnage de Léon est un « cousin américain de
Victor », en « plus humain ». D'ailleurs, les deux personnages portent les
mêmes lunettes, et il existe des similitudes entre les deux films (le soin
apporté à un pot de fleur ou encore une jeune femme qui voit son passé
s'effondrer pour se transformer en tueuse à gages). Gary Oldman, de son côté,
donne son accord pour interpréter son rôle dans le film sans même avoir lu le
scénario, tout comme il le fera à nouveau pour Le Cinquième Élément.
« Il vit mais il est mort. Elle devrait mourir mais elle
survit. Elle lui amène la vie. En acceptant, il accepte sa mort. Mourir pour
donner la vie. Géométrique et cellulaire. »
— Héloïse Feau
Film après film, Luc Besson donne à Léon son unité par
rapport aux précédentes œuvres qu'il a réalisées. Le réalisateur acquiert son
expérience de ses précédentes réalisations, il construit tout, du scénario à la
fin du générique. Il compose avec les images, les cadrages, la mise en scène,
le montage, la musique ou encore les dialogues. L'univers créé impose à Besson
des exigences auxquelles il doit répondre. Pour ce faire, il faut passer par le
choix des acteurs — Luc Besson, en plus de les chercher, exploite ce qu'il y a
de plus fascinant et d'envoûtant en eux pour leur rôle. Il fait de plus appel
une nouvelle fois à Eric Serra pour la musique, une « valeur sûre » pour son
film.
Trailer :





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